Les Cendres des Roses Mortes – Gina Dimitri

Les Cendres des roses morte – Gina Dimitri sur Amazon. Autoédition.

Ce livre est une pépite.

Au commencement était la couverture… L’ancienne couverture. Alors celle-là je la voyais depuis un moment. Le titre me rappelle  » les cendres d’Angela » , la tête aussi, je me dis : ahhh un truc qui fait pleurer dans les chaumières ? Un thriller ? Mais qu’est ce donc ?

Cendres des Roses Mortes

Ancienne couverture

Que nenni !! c’est simplement … heu ? Simplement ? Un … OVNI !

Pour la petite anecdote, l’auteure vient de changer son visuel pour une couverture plus « punchy « , plus proche de ce qu’on peut s’attendre à trouver à l’intérieur : beaucoup d’humour ! Ouf !

Détaillons un peu quand même :

Style :

Le style est excellent. J’adore la manière de raconter, les mots choisis, l’energie. On ne s’ennuie pas deux secondes, on entre dedans immédiatement. C’est tout ce que j’adore en littérature. De la simplicité, du délire, de la sincérité.

L’Histoire :

La première partie m’a complètement subjuguée. Le livre pour moi aurait pu s’arrêter là sans problème, pour moi. Une histoire plein de cynisme mais aussi de gentillesse qui finit en drame !Mais non pas du tout,  ça continue ! C’est caustique, drôle, enlevé, délirant. Là, ça part un peu en truc bizarroïde, raélien, et malgré tout on persiste et on signe : quel écriture ! Un régal. La troisième partie m’a fait rire au éclat notamment avec la scène du baiser … ah mon dieu ! je vous la laisse découvrir !
Je pensais à ce qui s’était passé avant dans le livre et je me suis dis à presque la fin : BON SANG MAIS C EST BIEN SÛR ! et bien non pas du tout non plus !
Me suis faite  avoir comme une débutante ! J’ai adoré la fin, qui nous fait l’acteur du roman qu’on vient de lire.
Un grand roman.

Une auteure à suivre, une des meilleures en auto-édition  ! Moi, personnellement, j’en veux encore !

Résumé :

Eulalie-Lucéane, a des problèmes bien plus graves que son prénom particulièrement ridicule. Elle qui s’était promis d’écrire un best-seller avant ses vingt-cinq ans, se réveille au matin de son vingt-sixième anniversaire sans avoir en tête le premier mot de l’incipit de son futur chef-d’œuvre. Il n’en fallait pas plus pour la faire plonger dans une crise de la vingt-sixaine d’anthologie. Lorsque le destin, sous les traits de sa meilleure amie Tara, lui accorde de rencontrer un éditeur, son rêve le plus fou semble se réaliser. Elle est sur le point de découvrir qu’il faut faire très attention à ce que l’on souhaite.
Jusqu’où seriez-vous prêts à aller en échange d’un contrat d’édition ?

Extrait :

« Je me foule le cou dans un faux mouvement au moment où j’entends le mot fatidique. Editeur. Ehvor est éditeur. C’est vrai que je lui trouve un charme depuis que nos regards se sont croisés. J’avoue sans honte qu’avec cette information, son taux de sex-appeal est immédiatement décuplé. Je le vois sous un autre jour, comme s’il y avait soudain plus de lumière, que l’acoustique s’était améliorée au point d’ajouter de la profondeur à sa voix.
J’ai toujours trouvé ridicule l’idée que le pouvoir est aphrodisiaque. Ces filles magnifiques, mariées à des hommes politiques hideux, ça me dépasse. Et bien, à la seconde où Tara me dit qu’il est éditeur, je ne vois plus Ehvor de la même façon. Peut-être qu’il existe pour chaque personne une forme de pouvoir qui exerce une attraction ? De la même manière que chacun a un type de physique qui lui plaît plus que les autres. Ehvor est éditeur et moi je rêve de devenir écrivain. Pour la première fois de ma vie, j’ai désespérément envie de plaire à quelqu’un. Moi qui n’ai quasiment que Tara comme amie, moi qui vis mon incompréhension des codes sociaux comme un état chronique, je ne sais absolument pas comment m’y prendre.
Dis quelque chose ! m’encourage un neurone, sans faire la moindre proposition.
Vite, vite, dis un truc. N’importe quoi. Dis quelque chose. Maintenant ! hurlent, dans une cacophonie totale, toutes les petites voix dans ma tête. Car oui, il y en a plusieurs.
Je m’exécute. A la lettre. Je dis n’importe quoi.
— Il y a un vieux clochard qui pue à la porte. Il a beaucoup insisté, alors je lui ai laissé ma veste et mon sac. Je ne suis pas sûre de récupérer mes affaires …
La liste des banalités à s’échanger entre inconnus dans une soirée est infinie. J’aurais pu parler du temps, de l’absence de saison, des grèves constantes des transports en commun, de la faim dans monde. Il a fallu que j’improvise.
— Je vais supposer que vous faites référence à Antoine, le maître d’hôtel. Il est indéfectiblement fidèle à ma famille depuis plus de soixante ans.
J’essaye, par la force de mon esprit, de convaincre le serveur qui s’éloigne de faire demi-tour. Avec de la chance, il y a un peu de rouille sur son plateau. Si le sort est clément, je pourrais attraper le tétanos en me frottant les cuticules dessus et mettre ainsi fin rapidement à ce moment gênant. [….]»

Lien pour se le procurer sur Amazon : Les Cendres des roses morte – Gina Dimitri

Bonne lecture à tous !