Blog de Catherine Lang : Ecrivayon  Facebook 

Le style lang:

Incontestablement, Catherine Lang sait écrire. Un style à la fois précis, sans fioritures, et profond, presque poétique. Des descriptions imagées, mais pas trop longues,  des scènes visuelles, des personnages bien définis :  on ne lit pas on regarde un film. C’est tout ce que j’aime. J’ai lu ce livre d’une traite, une nuit d’insomnie, ça m’a redonné le goût de lire des histoires, des vraies.

L’histoire : 

« Roman épistolaire ». Bon. Oui, ça fait un peu technique, mais c’est très simple, le récit est raconté au travers de lettres qu’un père en prison écrit à sa fille. Mais ça pourrait être un roman écrit à la première personne, tout simplement.

Plusieurs récits croisés. Plusieurs destins. Une rencontre fortuite, dans un train (j’aime les trains)  de quatre étrangers que rien ne rassemble… sauf la mort de l’un d’entre eux ; la fille aux ballerines bleues est retrouvée sur la plage, au petit matin, la tête fracassée sur le béton d’un bunker.

Une enquête se met en place, savamment orchestrée par Catherine Lang. Un ex-flic écrivain s’en mêle. Des lors, Ludovic, en prison, raconte à sa fille l’histoire de cette rencontre. Je vous laisse découvrir le cheminement de ce récit, qui est plus un roman littéraire qu’un polar. Il est court mais sa longueur est parfaite pour ce récit: ni trop, ni pas assez. La fin de l’histoire est assez surprenante. Sordide. Glauque quoi que toute en finesse.  Elle laisse un goût amer, un peu triste… comme la mort.

C’est donc un superbe petit roman à lire d’urgence.

Présentation de l’éditeur:

Ludovic est en prison. C’est l’occasion pour lui d’écrire à sa fille unique, qu’il n’a pas vue depuis longtemps. Tout au long de ses lettres, il va raconter ce qu’il lui est arrivé, pourquoi il se retrouve dans cette maison d’arrêt dans la région bordelaise, lui qui habite Paris. Il va revenir sur son passé, essayer de renouer des liens avec sa fille. Et tenter de comprendre qui est la femme aux ballerines bleues morte sur la dune du Pilat un soir de septembre.
Ce livre participe à la Rentrée des Indés sur Iggybook :